Sauter au contenu

Changement de carrière 101 (première partie)

1 janvier 2010

Rien à voir avec le vélo, mais…

Au moins une fois par semaine, quelqu’un me demande comment diable j’ai fait pour passer du métier de chauffeur d’autobus à celui de journaliste, et qui plus est, une journaliste qui écrit à chaque semaine dans La Presse. Ce n’est tout de même pas un petit hebdo de quartier! Certes, je ne suis pas une employée officielle de La Presse, mais je suis l’une de leurs collaboratrices externes les plus sollicitées. Cette année, j’ai dépassé pour la première fois mon salaire de chauffeur d’autobus et comme pigiste, je suis arrivée à un stade très confortable.

Comme je n’ai pas toujours le temps de raconter cette longue histoire, j’ai décidé que j’allais l’écrire sur mon blogue, et que je dirais à ces personnes de venir la lire ici. Cela amènera de nouveaux lecteurs sur Une journaliste à bicyclette. De plus, si je peux aider quelqu’un qui rêve de changer de carrière en écrivant ce billet, j’en serai très heureuse.

L’histoire, version courte

Commençons par le commencement: il est important de savoir que quand j’étais petite, à l’école primaire et au secondaire, le métier de journaliste était celui que je mentionnais le plus souvent aux gens qui me demandaient ce que je voulais faire quand je serais grande. En devenant journaliste à 37 ans c’est donc un rêve de longue date que je réalisais.

Après mon secondaire, j’ai commencé mon cégep en communications dans le but de devenir journaliste et j’ai obtenu d’excellentes notes dans tous mes cours. Toutefois, pour toutes sortes de raisons qu’il faudrait trois jours à raconter, j’ai bifurqué vers la musique et j’ai complété un DEC et un baccalauréat dans cette discipline, qui permet difficilement de gagner sa vie. Or, j’avais un fils et il me fallait un salaire décent.

C’est comme ça que je me suis retrouvée chauffeur d’autobus pour la ville de Québec pendant sept ans.

Rester ou s’en aller

Être chauffeur d’autobus urbain, c’est un bon emploi. Mais c’est aussi un emploi abrutissant et routinier qui ne permet pas à une personne de développer à fond son potentiel et d’utiliser ses talents. Il y a de nombreux chauffeurs d’autobus qui sont heureux, aiment leur métier et font très bien leur travail. Mais il y en a aussi beaucoup qui ne sont pas faits pour l’être et qui demeurent quand même là où ils sont parce que ça paie bien, pour la sécurité d’emploi, et parce qu’ils ont une famille à faire vivre.

C’est une situation que j’appelle la cage dorée. Ils sont bien financièrement, mais ils ne sont pas libres de faire ce qu’ils aiment parce que la cage est trop confortable pour avoir le courage d’en sortir. Je ne les blâme pas, mais il ne faut pas oublier une chose: cette cage, ils s’y sont enfermés eux-mêmes, et ce sont eux qui décident d’y rester en continuant d’acheter et de consommer à n’en plus finir, ce qui fait qu’ils sont bien obligés de continuer à gagner un gros salaire pour payer toutes les cochonneries qu’ils achètent. Si vous faites partie de ceux qui choisissent de rester dans la cage, c’est certainement parce qu’il y a des avantages qui sont plus grands à vos yeux que celui de faire ce que vous aimez. Alors assumez et arrêtez de vous plaindre!

Oser ou ne pas oser

Parmi les gens qui font un travail qu’ils n’aiment pas, quelque part au volant d’un autobus, dans une usine ou dans un bureau, il y en a beaucoup qui rêvent de quitter leur emploi, de faire autre chose, de réaliser leur rêve, et qui n’oseront jamais. Ils ne le feront jamais pour différentes raisons que j’appelle:

LES SIX OBSTACLES AU CHANGEMENT DE CARRIÈRE.

Vous voulez savoir comment j’ai fait pour devenir journaliste à 37 ans, en étant monoparentale, chauffeur d’autobus et sans diplôme en journalisme? 

Il n’y a pas de miracles et je ne suis pas une personne exceptionnellement douée. J’ai du talent, bien sûr, mais il y a plein de jeunes dans les écoles de journalisme qui en ont autant ou plus que moi. La seule chose que j’avais peut-être de plus que d’autres c’est une immense motivation. C’est grâce à elle que j’ai vaincu les six obstacles.

D’autre part, beaucoup de travailleurs ont plus de potentiel que moi dans le domaine qui les fait rêver, mais ils ne feront jamais ce qu’ils aiment dans la vie, à cause de ces obstacles, ce qui est bien dommage.

Les six obstacles à vaincre pour changer de carrière

1) Le refus de payer le prix (ou comment le matérialisme vous empêche d’avancer). Bien des gens savent qu’ils pourraient faire autre chose, recommencer à zéro et changer leur vie, mais ils ne veulent pas en subir les inconvénients, qui peuvent prendre différentes formes. Par exemple, le prix à payer pour changer de carrière pourrait être de voir son salaire diminué pendant quelques années et de baisser son train de vie. Ça pourrait vouloir dire vendre sa maison, se passer de voiture ou vivre dans un appartement plus petit.

Personnellement j’ai déjà calculé que le fait d’avoir changé de carrière m’avait coûté environ 50 000$ en salaire perdu pendant les trois premières années, en frais de scolarité et en déménagements. Et là-dessus, je ne compte même pas l’argent perdu du régime de retraite des chauffeurs d’autobus qui aurait pu assurer ma sécurité jusqu’à la fin de mes jours. Mais je ne regrette rien, car à mes yeux l’argent est moins important que de faire ce que j’aimais et réussir ma vie, ce qui n’est pas la même chose que de réussir “dans” la vie. Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner. Imaginez que pendant vingt-cinq ans vous faites un métier qui vous emmerde. Quel gaspillage! Mieux vaut perdre 50 000$.

2) La peur de ne pas réussir. Le manque de confiance en soi est certainement l’ennemi numéro un de tout changement dans la vie. Les gens se disent qu’il est trop tard, qu’ils sont trop vieux, qu’ils auront trop de difficulté à apprendre, qu’ils ne sont pas assez bons, et ainsi de suite. Cette peur de l’échec est généralement renforcée par les gens de l’entourage, collègues de travail ou membres de la famille qui ne veulent surtout pas que vous sortiez des rangs. Le plus souvent, ceux qui essaient le plus vigoureusement de vous décourager ou se moquent de vos projets sont eux-mêmes des des ratés professionnels. 

Il faut se battre contre tout cela, en commençant par votre petite voix intérieure qui vous dit: “Ben voyons donc pour qui te prends-tu de vouloir devenir journaliste/entrepreneur/ébéniste/pompier? Toi? Un simple chauffeur d’autobus/ouvrier/secrétaire/caissière? Voyons donc, dans la vie il faut se contenter de ce qu’on a.” Une fois que vous aurez vaincu votre propre foutue petite voix intérieure de malheur, vous serez prêt à affronter celle des autres, en particulier celle de vos collègues qui vous diront: “Ben voyons! Une job comme ça avec la sécurité d’emploi tout le monde rêve d’en avoir une, pourquoi veux-tu changer?” Cette phrase, je l’ai entendue souvent quand je parlais aux gens de quitter le Réseau de transport de la Capitale. N’est-ce pas un manque d’imagination que de ne pas voir qu’il y a mieux à faire que de notre courte existence sur cette terre que de tenir un volant/visser un boulon/entrer des données dans un ordinateur/toute autre tâche répétitive et abrutissante pendant trente ans? On a juste une vie à vivre, et le travail en est une partie très importante! Malheureusement, beaucoup de gens ne s’en rendent pas compte. Et beaucoup ne se rendent pas compte aussi que le marché du travail a changé.

Ceux qui sont comme moi de la génération “X” se souviennent combien il a été difficile de trouver un emploi intéressant et payant dans les années 1980-1990. Ils sont restés marqués par la mentalité selon laquelle les emplois sont rares et qu’il est difficile d’en trouver un bon. J’ai une bonne nouvelle pour vous: CE N’EST PLUS VRAI. On s’en va vers une pénurie dans presque tous les domaines. Si vous êtes déterminé et que vous travaillez fort, vous pouvez vous tailler une place, et ce, peu importe votre âge!

3) Le manque d’argent. On pourrait croire que le fait de manquer d’argent et d’être continuellement cassé peut constituer un empêchement majeur à la réalisation de n’importe quel projet. Mais changer de carrière n’est pas la même chose que d’acheter une résidence secondaire en Floride. Vous n’êtes pas obligé d’avoir accumulé un énorme magot pour y arriver. Penser qu’il faut absolument de l’argent pour changer de carrière est une fausse croyance et j’en suis la preuve.

Étant monoparentale, mère d’un ado qui comme tous les ados voulait des consoles vidéos et autres planches à neige, je n’avais pas un sou de côté avant de me lancer dans mon aventure. Pourtant cela ne m’a pas empêché de réussir. Pendant mes deux premières années comme journaliste, j’ai vécu du stress et des fins de mois difficiles mais je me suis toujours débrouillée. J’étais très motivée et rien n’aurait pu m’arrêter.

C’est certain qu’il est préférable d’avoir un coussin financier avant de retourner aux études ou de changer de carrière, mais si vous attendez d’avoir 20 000$ de côté avant de le faire, vous risquez d’attendre longtemps. Faites un plan pour réduire vos dépenses et assurer votre subsistance de base pendant votre retour aux études, s’il faut que vous y retourniez. Vous pouvez travailler en étudiant à temps partiel, ou le contraire, étudier à temps plein et travailler à temps partiel. Vous pouvez aussi utiliser l’argent de votre REER dans un Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP), retourner sur les prêts et bourse, demander à votre conjoint de vous aider, demander un prêt personnel, ou une combinaison de tout ceci. Examinez tout ce qui est superflu dans votre vie et coupez-le! Avez-vous vraiment besoin d’un iPhone ou de la télé numérique? Une fois que ces quelques précautions minimales seront prises, foncez et vous trouverez des solutions aux problèmes d’argent au fur et à mesure. Dans mon cas, j’ai étudié à temps plein et travaillé à temps plein pendant trois ans avant de quitter mon emploi de chauffeur. Même si c’était complètement fou, ces trois années d’étude ont été les plus belles que j’avais jamais vécues jusque là. En prime, je me suis fait plein de nouveaux amis qui le sont restés! Le stress financier n’est donc pas survenu durant mes études, mais après, quand j’ai enfin osé quitter la cage dorée. Mais j’avais une compensation:

Le fait d’oser vous jeter à l’eau vous amènera tout plein de belles expériences, de nouvelles rencontres et des opportunités que vous ne pouviez même pas imaginer avant. Le plaisir d’avancer sur votre chemin sera encore plus grand que le plaisir d’atteindre votre but! Alors, si je peux vous donner un conseil: profitez bien du plaisir tout au long du chemin

4) L’inertie et la procrastination. Dans son livre “The War of Art”, l’écrivain américain Steven Pressfield donne à l’inertie et à la procrastination le nom de “Résistance”. Pour lui, la Résistance est l’ennemi public numéro un. C’est le monstre à vaincre qui se cache en chacun de nous. Cette force implacable qui vous empêche d’agir, qui vous fait tout remettre au lendemain, qui vous empêche de réaliser que le temps passe vite et qu’il faut faire quelque chose tout de suite pour démarrer votre projet, parce que dans dix ans il sera trop tard! Donnez ce coup de téléphone aujourd’hui, faites cette recherche sur internet tout de suite, rencontrez cet orienteur cette semaine! Posez des gestes de base qui peuvent être faits tout de suite pour vaincre la Résistance et vous lancer. Arrêtez de dire que vous n’avez pas le temps et trouvez le temps! L’action bat l’inaction. Un geste dans le bon sens, même très petit, c’est déjà le début de votre libération d’un job de merde et la seule façon de combattre la Résistance. Faites quelque chose aujourd’hui. On peut lire des extraits de ce livre très inspirant ici.

5) Le manque d’information et de stratégie. Beaucoup de choses qui semblent très compliquées et difficiles à réaliser sont en réalité plus faciles qu’elles en ont l’air. Et si elles ont l’air difficiles, c’est parce qu’on est mal renseigné. Pendant la période où vous serez en train de préparer votre changement de carrière, il faut rechercher un maximum d’information sur le domaine qui vous intéresse. Cherchez, lisez, rencontrez des gens qui font ce métier, posez leur beaucoup de questions et tâchez de trouver quelles sont les portes d’entrée pour les débutants. Ensuite, élaborez une stratégie assez détaillée pour ouvrir ces portes.

Le manque d’information et une stratégie défaillante sont sûrement les principales causes d’échec d’un changement de carrière. 100% des gens que je connais qui ont tenté de changer de carrière et qui ont échoué, ou pire, abouti dans une situation pire que la précédente, c’était parce qu’ils étaient mal préparés et n’avaient pas de stratégie ni de plan B.

Dans le cas du journalisme, j’ai réalisé que pour entrer dans un grand quotidien, il fallait d’abord avoir publié ailleurs. J’ai donc commencé à publier bénévolement dans le journal de mon université alors même que j’étais encore chauffeur d’autobus. Ensuite je suis devenue la rédactrice en chef sous-payée de ce journal pendant un an. J’ai ensuite travaillé six mois dans un obscur magazine. Puis j’ai envoyé mon portfolio deux ans de suite aux concours des stages d’été des grands quotidiens et j’ai fini par en décrocher un (en fait, j’en ai décroché deux le même jour, celui du Soleil et de La Presse, et j’ai choisi La Presse). Dire qu’il y a encore des gens qui se contentent d’envoyer leur CV et d’attendre que le téléphone sonne!

6) Le manque de persévérance. Ce n’est pas parce que tout ne fonctionne pas du premier coup qu’il faut abandonner. La première fois que j’ai participé au concours pour obtenir le stage d’été du Soleil je me suis rendue jusqu’à l’entrevue mais je n’ai pas été choisie. Deux ans plus tard, j’ai récidivé et j’ai eu les deux stages, celui de La Presse et celui du Soleil. Il se peut très bien que cela prenne plus de temps que prévu avant d’atteindre votre objectif. Si je m’étais arrêtée après avoir été refusée au stage d’été du Soleil en me disant que c’était trop dur, ma carrière de journaliste aurait avorté. On voit des gens entreprendre des choses et les lâcher au premier obstacle, au premier échec. Il faut tenir le coup assez longtemps pour faire sa place.

Si vous avez aimé cet article, vous aimerez sans doute aussi:

À propos de la peur en voyage

19 Commentaires laisser un →
  1. Mathieu lien permanent
    8 janvier 2010 1:02

    salut Caro!

    Génial comme entrée de blog! Je connais la version plus longue (disons “médium” pcq je dois manquer quelques détails), et je crois que c’est effectivement très bien comme entrée! J’aime beaucoup tes 6 obstacles au changement et je crois que t’as complètement raison : notre destin est entre nos mains! Il est très facile de se faire des excuses, et parfois, il arrive des “vrais” bad luck, mais en temps normal, je crois qu’effectivement c’est surtout une question de surmonter ces 6 obstacles, parfois seul ou parfois avec l’aide de la famille ou des amis.

    Bravo!

  2. 28 mai 2010 7:41

    WOW Caroline !! Ton cheminement est vraiment inspirant… Bravo pour ta détermination, d’avoir suivi ton intuition et pour le partage de ton histoire… Tu as su tracer ta destinée professionnelle d’une façon très unique… Au plaisir de continuer à te lire !! Mélanie Grégoire

  3. Jean BIgras lien permanent
    10 août 2010 7:28

    Je suis touché et surpris. Étant moi-même chauffeur de bus, mais pour la ville de Laval. Je suis exactement au même endroit, rester ou partir?
    Merci…

    JB

    • Journaliste à bicyclette lien permanent*
      11 août 2010 5:23

      @Jean BIgras: L’important c’est de faire quelque chose qui vous donne l’impression d’avancer, par exemple des recherches sur les différentes carrières. Il y a plein d’emplois très payants dans certains domaines et ça ne demande pas toujours énormément d’années d’études. Je vous conseiller d’acheter le guide Jobboom des carrières d’avenir pour de l’inspiration. Bonne chance dans vos démarches.

  4. 18 août 2010 2:23

    Merci, je suis en pleine réflexion et je tombe sur votre article, les obstacles sont exactement ce que je vis en ce moment..

    Miriam

    • Journaliste à bicyclette lien permanent*
      18 août 2010 9:40

      @miriam: ne lâchez pas! Comme je le mentionnais à un autre intervenant, l’important c’est de passer de la réflexion aux actes, même si ces “actes” sont d’abord tout petits. Se renseigner sur différentes options professionnelles, parler à des gens qui font un métier qui nous attire, etc. Des fois c’est en entreprenant des démarches que les réponses à nos questions apparaissent.

  5. 26 août 2010 8:28

    Juste un mot: Merci!

  6. 21 septembre 2010 12:21

    Un gros merci pour le blog avec les 6 obstacles, c’est réconfortant de savoir qu’il y a d’autres gens qui passe par ce processus de changement de carrière qui n’est vraiment pas évident. J’ai moi aussi fais un métier que je n’aimais pas pendant 20 ans. Je suis allée voir un orienteur et j’ai changé 2 fois d’idée pour un choix de carrière et de cours mais je me décide tranquillement. Je suis en train de prendre mon courage à deux mains pour me lancer mais je suis encore en réflexion et je me renseigne comme il faut parce que je veux faire un métier que je vais aimer pour le reste de ma vie active(15 ans). Votre parcours est inspirant et motivant.

  7. 28 septembre 2010 5:33

    Vous êtes une Andragogue comme Monsieur Jourdain était proséïste. Je suis Andragogue : éducateur d’adultes et votre parcours est exemplaire de la démarche d’un humain qui désire évoluer et prendre les moyens pour le faire.

    Lorsque l’on atteint un but, l’on voit davantage ce qui se profile à l’horizon que les embûches traversées…

    C’est comme ça que l’on s’aime ?

    Ben oui, simonac !

  8. 4 février 2011 8:20

    Excellent article, très captivant, plein de bon sens et plutôt stimulant!

    Merci!

  9. Francis lien permanent
    27 mars 2011 9:14

    Lire votre article était comme lire dans mes pensés! Passer de cadre senior de plusieurs entreprise au cours des 20 derniéres années à entrpreneur générale me semble, depuis quelques mois, un rêve fou mais grace à des articles comme le votre on se rend compte que c’est possible et j y arrive!

    merci

  10. Celine Bergeron lien permanent
    17 avril 2011 1:49

    Bravo! je suis actuellement dans ce processus et suis en réflxion. J,ai quitté mon Job assez payant depuis deux semaines. Sans était trop et certains dommages colatéraux avaient fait son oeuvre auprès de ma fille de 6 ans qui me voyait si malheureuse de vroi sa maman travaillé 7 jrs/7.

    Ton blog arrive juste à temps puisque je dresse mes compétences actuellement pour m,enligner plus vers la pige et vivre enfin…davantage et meiux par le fait même.

    Tu as réussis à aider quelqu’un Caroline: Moi!

    Mission accomplie.

    Au plaisir de te relire bientôt

    Céine

  11. 1 novembre 2011 6:02

    Un grand merci pour ton article. Ton témoignage m’a fait beaucoup de bien. Tes conseils sur ces 6 étapes me parlent beaucoup. J’en suis à l’étape de préparation de la stratégie et j’essuie tous ces conseils bien avisés qui se chargent de me dire qu’il ne sert à rien d’essayer de bouger. ;-)

  12. Veronique lien permanent
    9 novembre 2011 1:26

    Caroline,
    Tu es inspirante!

    Ma décision de quitter ma carrière actuelle, bien rémunérée, à la veille d’avoir une promotion, est déjà prise. Le problème est qu’elle est “tellement” prise que la perspective de continuer en attendant la prochaine étape (je partirai en voyage quelques mois pour aller expérimenter les domaines qui m’intéressent) me semble plutôt impossible.

    Le sentiment de paralysie qui m’habite présentement ne correspond aucunement à ma personnalité dynamique, enjouée et fonceuse. Pour tenter de me sortir de ce tourbillon, j’ai voulu lire aujourd’hui des articles sur le sujet. Une histoire aussi inspirante que la tienne ne peut que me donner le coup de pied pour continuer à avancer dans ma démarche, même si je n’ai pas encore une idée claire d’où elle me mènera.

    Je crois que tu auras aidé plus qu’une personne qui ont le courage de sortir de leur cage dorée mais qui frappe un mur à quelques occasions au cours de leur démarche.

    Merci
    Véronique

  13. 23 février 2012 12:16

    Merci Caroline d’avoir partagé votre expérience. Je vis présentement une grande remise en question très similaire. Comme fonctionnaire au gouvernement fédéral, il ne s’agit pas d’une cage dorée mais d’une cage en or ornée de diamants! Et comme maman de trois jeunes enfants, quitter cette cage et sauter dans le vide s’avère une importante décision et me donne le vertige! Mais votre histoire m’inspire et me donne de l’espoir! Merci encore!

    • Caroline Rodgers lien permanent*
      23 février 2012 12:35

      Bonjour. Je vous suggère d’essayer de voir si vous ne pourriez pas changer de poste ou de ministère (à moins que vous soyiez vraiment tannée du travail de bureau) avant de carrément démissionner. Par ailleurs peut-être qu’il vous est possible de prendre un congé sans solde pour tester les possibilités à l’extérieur avant de couper complètement le cordon. Caroline

Rétroliens

  1. Rêver en regardant des cartes « Une journaliste à bicyclette
  2. Bienvenue aux lecteurs de La Presse « Une journaliste à bicyclette
  3. Je cherche des gens qui ont fait comme lui! « Une journaliste à bicyclette

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 91 followers