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Montréal se joint au mouvement Cycle Chic

30 mars 2011

Lancement officiel, hier, au restaurant bar Koko, de la programmation de la Féria du vélo de Montréal 2011, qui aura lieu du 29 mai au 5 juin.

La grande nouvelle de la soirée, à mon avis, c’est que Montréal se joindra enfin au mouvement international Cycle Chic, et que Vélo Québec lancera un nouveau blogue, Montréal Cycle Chic, se joignant ainsi à une trentaine de grandes villes dans le monde. Enfin! J’avais déjà parlé du phénomène sur ce blogue en septembre 2009, et sur Le Québec à vélo l’été dernier.

L’idée, c’est de promouvoir l’usage du vélo urbain en tant qu’activité normale et utilitaire, et non comme une espèce de sport extrême pratiqué seulement par des crinqués écolos. Le fait de porter des vêtements de tous les jours pour faire du vélo utilitaire contribue à en faire un geste ancré dans le quotidien et qui ne nécessite pas obligatoirement de porter un “kit” spécial.

Les blogues “Cycle chic” montrent des photos de gens habillés pour vaquer à leurs occupations, et les photographes choisissent des sujets dont ils jugent le look intéressant. Ce qui donne aussi un petit côté “trendy” au vélo, un côté branché, urbain, actuel, plus “slow bike” que cyclosportif. À ce titre, je trouve que le mot “chic”, dans le sens où on l’utilise généralement au Québec, est peut-être exagéré. Dans le fond, l’idée, c’est juste de porter les vêtements de ville que l’on porte pour aller travailler, peu importe leur degré de “chiquitude”, oui, je sais, ce mot n’est pas dans le dictionnaire…

Le côté positif de la chose, c’est qu’en normalisant la pratique du vélo, ça peut peut-être donner le goût à plus de gens d’essayer. Car malheureusement, on peut dire que les médias (oui, les médias!) et différents autres facteurs, dont les accidents tragiques, ont contribué au cours des dernières années à donner une image un peu marginale au vélo dans une partie de l’opinion publique. Si tu vas travailler à vélo tu es quasiment considéré (par certaines personnes il va sans dire) comme une sorte d’aventurier qui aime vivre dangereusement. Il est temps de casser ça!

Au départ, le premier blogue Cycle Chic a été créé à Copenhague par Mikael Colville-Andersen, qui est aussi l’instigateur d’un autre blogue que j’aime bien, Copenhagenize.com. Il sera présent à Montréal à l’occasion du lancement du blogue, le 1er juin, pour donner une conférence intitulée “Four Goals for Promoting Urban Cycling”. Cette conférence fait partie d’une série qu’il a présentée 25 fois dans 18 pays, au sujet de la culture cycliste 2.0 en prenant l’exemple sur l’expérience de Copenhague.

Copenhagen Cycle Chic a été qualifié de “The Sartorialist on two wheels” par le journal The Guardian de Londres. Pour ceux qui ne connaissent pas The Sartorialist, il s’agit sans doute du plus influent blogue de mode de la blogosphère. Son auteur, un photographe de mode professionnel, y montre parfois des photos prises dans les défilés mais le principal intérêt, ce sont les photos de gens qu’il prend dans la rue. Il choisit ceux (ou celles) qui ont, selon lui, du style et de l’originalité. Chaque fois qu’il met une nouvelle photo en ligne, des centaines de personnes commentent l’habillement du sujet. Personnellement, je trouve que les femmes qu’il choisit portent un peu trop de talons vertigineux, mais bon…il faut dire que je ne suis pas tellement une Miss mode.

De plus, ce que j’appris entre les branches pendant le sympathique 5 à 7 ayant suivi la conférence de presse, c’est que Mikael Colville-Andersen allait passer 3 jours à faire des photos à Montréal en compagnie de six photographes invités pour prendre des photos de Montréalais à vélo et les mettre sur le nouveau blogue. Par la suite, ce sont les gens du public, je crois, qui seront invités à soumettre des photos, mais ce n’est pas 100% clair. Dès que j’en saurai plus, je vous tiens au courant.

Par ailleurs, pour voir la programmation complète de la Féria, vous pouvez cliquer ici.

17 Commentaires laisser un →
  1. dominique auger lien permanent
    30 mars 2011 9:01

    Je suis bien d,accord avec le principe, se ballader en vêtements ordinaires..mais …. on dirait que vous n’avez jamais roulé !…c’est quand même une sorte d’exercice, pas violent si on le veut, mais ..moi jamais je ne me séparerai de mon cuissard, et j’ai toujours besoin d’une douche apres une sortie, si courte et bucolique soit-elle… Je sens ça d’ici les odeurs des travailleurs ….ouchhhh….

    • Journaliste à bicyclette lien permanent*
      30 mars 2011 10:35

      La transpiration. Il faut toujours que quelqu’un ressorte cet argument. Ce n’est pas parce que vous suez beaucoup que tout le monde sue obligatoirement autant quand il fait du vélo.

      Je fais deux sortes de vélo, et j’ai deux vélos, et deux types d’habillement. Des randonnées sportives avec un bon vélo et tout le kit en lycra, et des promenades de matante dans mon quartier, des commissions à l’épicerie ou aller au bureau habillée en “normal” avec mon vieux vélo, celui que je n’ai pas peur de me faire voler. Je trouve un peu absurde de mettre son cuissard juste pour aller virer au dépanneur. J’ajouterais aussi que je suis une personne qui ne transpire que très peu. Normalement quand on ne roule pas vite, eh bien on ne sue pas et on ne pue pas, sauf si c’est un jour de canicule ou si on est du genre à suer comme un taureau même en restant immobile (ce qui est le cas de beaucoup de mecs, j’avoue). Évidemment c’est différent selon chaque personne mais ce n’est pas vrai que tout le monde, dans la vie, sue comme un malade dès qu’il lève le petit doigt. Le slow bike, vous connaissez? Prendre ça relax des fois, c’est le fun aussi. De plus, il y a de plus en plus de bureaux qui ont des douches pour ceux qui le souhaitent. Si un gros % de gens qui vont travailler à vélo le font sans porter de cuissards et de casques dans des pays d’Europe, je ne vois pas pourquoi ici on ne pourrait pas faire la même chose.

      • 27 juillet 2011 6:05

        Bonjour

        Je vis à Montréal et mon moyen de transport est le vélo, J’ADORE de plus j’aimerais vous faire part d’un produit le fun, de qualité, confortable, multiculturel qui donne du bagou à son vélo et à sa ville des couvres selles de fantaisie pour les sièges de vélo. Je me suis inspirée d’Égypte car à Louxor il fait très très chaud et tout ce qui roule à du tissu. Prenez deux minutes pour venir voir mes créations, je demeure sur la piste cyclable au 5058 rue de Brébeuf près du parc Laurier ou allez voir couvreselle.ca

    • 2 avril 2011 3:45

      les odeurs.

      l’hiver je sue plus dans mes vetements qu’en ete – oui, ca fait pas mal chaud l’exercise et les vetements ont tendance d’etre plus ferme! la laine absorbe ca tres bien et pue pas, comme les materiaux synthetiques ou le coton apres meme courte usage. l’ete, j’aime porter les vetements en lin. il n’y avait jamais plainte d’odeur dans le bureau.

      comparez ca au metro, qui est super-chauffe en hiver. les gens bien plus habille que moi (parce-qu’il faut attendre l’autobus dans le froid sans se pouvoir rechauffer en roulant) se deshabillent pas. suez-les pas plus?

      pourtant je trouve cet argument nul s’il vient des gens qui me forcent d’inhaler des odeurs puants et cancerogenes de leurs voitures propulses a l’essence dans la rue.

  2. 30 mars 2011 11:09

    Bonjour,

    Comme vous, je trouve le terme “chic” pompeux. On cherche à faire ressortir le coté “trendy, urbain, actuel? C’est guère mieux que les “accros écolos” ou autres “cyclocsportifs”! Un ghetto de plus pour désigner la pratique usuelle du vélo comme moyen de se déplacer. Ce que le terme “chic” ne désigne certainement pas.

    Mais lorsqu’on a pignon sur rue sur le Plateau Mont-Royal, comme Vélo-Québec, on voit les choses d’un point de vue particulier…

  3. 31 mars 2011 5:06

    Quelle bonne nouvelle. Je lis déjà Copenhagenize.com et c’est une bonne source d’inspiration. À quand Montrealize.com :)

    @dominique: À même intensité, on ne transpire pas plus en vélo qu’à pied. Et le vélo est quand même beaucoup plus rapide que la marche. Pour ma part, je transpire souvent beaucoup plus assis dans l’autobus que sur mon vélo de ville!

    Pour ce qui est du terme Chic, ce n’est pas si mauvais. À voir des gens faire du vélo en veston-cravate, robe et talons hauts, ça rend plausible l’idée qu’un jeans et t-shirt font très bien l’affaire!

  4. 31 mars 2011 5:27

    Le vélo chic, le vélo comme moyen de transport, le vélo pour aller travailler, c’est un bon départ. C’est à l’arrivée que ça se gâte.

    Où met-on son vélo? J”avais une vieille bécane pour faire de petites courses à proximité, ce n’est pas du tout ce genre de vélo que je prendrais pour faire 20 ou 30 km par jour. Un bon vélo, confortable et fiable, peut coûter plusieurs centaines de $$$. Alors, l’idée de le laisser dehors, attaché à un rack de broche à foin, à la merci des accidents, des vandales et des intempéries m’inquiète plus que le trajet en tant que tel. Il n’est pas dans la mentalité des employeurs, le mien entre autre étant un grand organisme public, d’aménager des stationnements dignes de ce nom pour y laisser nos vélos en sécurité toute une journée.

    J’aimerais par conséquent que Vélo Québec et la pression populaire fasse en sorte que le code du bâtiment soit amendé de façon à y inclure l’obligation pour les édifices publics et édifices à bureaux d’aménager des stationnements à long terme adéquats pour les vélo. À ce titre je trouve que Vélo Québec se traîne les pieds en n’insistant pas suffisamment auprès des employeurs, lors de sa journée vélo-boulot notamment, à aménager des stationnements sécuritaires à long terme (plus de 2 heurs)

    http://www.vivreenville.org/pdf/velo_guide_velogestionempl.pdf

    extrait du document cité plus haut

    “Un sondage national mené aux États-Unis en 1991 démontre que, sur 42 % des personnes ayant mentionné avoir utilisé leur vélo au cours de la dernière année, la moitié utilisait plus souvent ce mode de transport pour aller travailler s’il y avait des douches, des casiers et des supports à vélo sécuritaires. De même, dans un autre sondage effectué pour la Ville de Portland, 21 % des répondants ont mentionné que le manque decommodités à destination était une des raisons pour lesquelles ils ne se rendaient pas au centre-ville à vélo. (Source : City of Portland)

    La présence ou non de commodités à destination est un facteur clé dans le choix du vélo comme mode de transport.

    En somme, les commodités à destination concrétisent un déplacement à vélo potentiel pour les employés, les visiteurs, les clients, les étudiants, etc. Commodités à destination : des mots pour le dire

    - Support conforme: Un support conforme correspond à un support conçu pour éviter les dommage saux roues des vélos et permet d’utiliser facilement un cadenas en U en le verrouillant au cadre et à l’une des deux roues du vélo.
    - Disponible : Il faut un nombre suffisant d’espaces de stationnement à court terme et à long terme pour dépasser la demande en haute-saison.
    - Sécuritaire : Un stationnement doit être le plus possible à l’abri des voleurs et du vandalisme. L’emplacement et l’accès au stationnement doivent donc répondre à des critères de sécurité comme l’éclairage, l’entretien des lieux, etc.
    - Couvert : Dans la mesure du possible, un stationnement doit offrir un espace abrité suffisant pour protéger les vélos stationnés des intempéries, particulièrement de la pluie.
    - Convivial et facilement accessible : Un stationnement pour vélo ne doit pas se trouver à proximité d’objets fixes comme des voitures stationnées. Un stationnement intérieur doit idéalement se trouver au même niveau que l’entrée pour qu’on n’ait pas à franchir d’escaliers pour y arriver. Une signalisation adéquate doit également être utilisée si le stationnement n’est pas visible de la rue ou de la voie cyclable. Une signalisation appropriée, un bon éclairage et un lieu entretenu augmenteront la convivialité du stationnement.”

    Source: « Le vélo, ça me travaille. »
    Guide à l’usage du gestionnaire d’édifice
    et de l’employeur

    • Journaliste à bicyclette lien permanent*
      31 mars 2011 6:45

      C’est un excellent point. Je connais un bureau où il y a un “enclos” fermé de supports à vélos, entouré de clôtures allant jusqu’au plafond de ciment du stationnement, et sécurisé. Je pense même qu’il y a des caméras de surveillance dans le stationnement. Il faut une carte magnétique pour accéder à l’enclos à vélos et en plus, on peut évidemment barrer son vélo à l’intérieur pour une protection supplémentaire.

    • 31 mars 2011 9:13

      Tout à fait en accord avec vous. Nous sommes à l’âge de pierre pour le développement des infrastructures pour le cyclisme en comparaison à l’Europe. J’ai même vu en voyage un stationnement étagé pour vélo qui était gardé en tout temps. Il est vrai que des pressions devraient être faites pour nous permettre de stationner nos vélos de façon sécuritaire!

      La Guidoline au vent

    • 2 avril 2011 3:58

      diji: pertinent commentaire. je viens de Vienne, et la-bas il est possible de se deplacer sans voiture (comme pietons ou en velo) en dignite (e.g. rester chic). ici, c’est plutot determine par la fonctionalite et la penurie des services. le bixi y est une exception notable – et voila comme c’est un success!

      par exemple dans mon lieu de travail un espace pour stationner de velo a l’interieur a ete amenage. je l’utilise pas, parce-que:
      - c’est dans une stationnement des voitures: je veux pas inhaler cette mauvaise air
      - il faut ouvrir le stationnement avec une carte et apres le cage a velo avec un cle (puis celui du velo), ca me prendrait trop de temps compare avec simplement l’attacher dehors
      - c’est payant
      - cet espace est meme pas indique, voir impossible a trouver si on le connait pas ou fait pas de demarches pour s’abonner

      tout ca indique la priorite qui est donne.

      le seule organisme relevant a la pression ici, velo-quebec, prioritise malheuresement le velo loisir et tourism (hors de pays) …

  5. 31 mars 2011 9:21

    En passant, j’ai déjà visité des compagnies qui disposaient d’espace sécuritaire pour ranger les vélos et de douches pour les employés. Beaucoup de leurs employés venaient travailler en vélo. Comme par hasard, les patrons étaient des cyclistes. Moi, ça me dit que c’est possible, mais qu’il faut une volonté.

    • Journaliste à bicyclette lien permanent*
      31 mars 2011 6:46

      C’est aussi le cas à l’endroit dont je vous parlais dans la réponse précédente. Douches et quelques boss qui font du vélo pour venir travailler.

  6. 31 mars 2011 9:06

    Comme ça fait du bien de vous lire! Il est vrai que tout ce qui me fait penser à l’été me fait sourire!

    J’adore l’idée du vélo chic. J’adore le vélo et pour me permettre de le faire à mon goût j’ai trois vélos bien différents pour mes différents besoins. Un vélo de route pour l’entrainement et le balades sportives (petit kit obligatoire), un cyclotourisme avec pédale à clip et plateforme pour les voyages, les belles balades contemplatives et les petites courses qui me permettent de garder un œil sur ma monture (la ça dépend de l’occasion petit kit ou vêtements de ville) et un vieux et gros vélo en acier avec panier pour la ville (et là petit kit interdit vêtements de ville seulement)

    Le vélo chic ne veut pas dire vélo cher, il signifie seulement un mode de transport qui nous permet d’être habillé pour toutes les occasions de la vie. Pour ce qui est de la transpiration, je ne vois vraiment pas le problème. Quand je fais du vélo utilitaire sur piste cyclable, ce n’est pas beaucoup plus cardio qu’une marche à bon rythme. Je pense qu’on se met des barrières imaginaires. Pour la majorité des gens en santé une courte balades à moyenne intensité ne devrait pas être si dérangeante…au pire on apporte un autre chandail et une débarbouillette.

    Mais parlons vélos. Je dois admettre que je suis passionnée de ceux-ci et je salive à l’idée d’être propriétaire d’un de ces magnifiques vélos de ville comme ceux de la marque ELECTRA. Ils sont beau et bien adaptés aux déplacements dans la ville…Mais comme j’aurais trop peur des vols Je vais garder mon vieux Norco pour la ville!

    La Guidoline au vent

  7. 31 mars 2011 9:43

    Bonjour,

    Plusieurs commentaires intéressants. On pourrait sythétiser en disant que c’est un peu tout le trajet, c’est-à-dire le départ, le parcours et l’arrivée qui entrent en ligne de compte.

    Je tiens à préciser que le gouvernement, dans le cadre de son Plan d’action sur les changemenst climatiques a demandé à tous les ministères d’établir un Plan de navettage durable. L’objectif de ce dernier est de voir à réduire les gaz à effet de serre que les employés produisent pour se rendre au travail. Évidemment, le but n’est pas de dire aux gens quoi faire mais de mettre en place ce qu’il faut pour que ceux qui veulent venir autrement qu’en auto-solo puissent le faire. C’est souvent des messures comme mettre à la disposition des employés un logicile de covoiturage ou bien demander aux propriétaires (la plupart des bâtimenst du gouverment sont loués) de mettre en place des installations adéquates pour les cyclistes.

    En parallèle, la municipalité doit faire son travail. Si rouler en ville relève du sport extrême à cause de la configuration urbaine ou le manque de surveillance policière, même des supports à vélos en or n’y changeront rien…

    En passant, pour les vélos dispendieux, il existe des casiers à vélos. L’université Laval en a plusieurs sur son campus qu’ils louent 15$/mois. La demande est forte.

  8. 13 avril 2011 11:51

    Les vélos laissés même momentanément sans surveillance courent un grand risque à Montréal. Cadenassés, qu’ils soient des bécanes sans grande valeur marchande, ou de moyenne gamme, ils sont trop souvent vandalisés. Phénomène bizarre et difficile à expliquer. De la violence gratuite ? Et la police a vraiscemblablement d’autres chats à fouetter que de rechercher des briseurs de vélos.

    Au sujet de la question de la tenue vestimentaire, là, on aborde une question complexe. Les cuissards sont dessinés pour les coureurs qui doivent garder les quadriceps bien au chaud aucours de leur trajet de plusieurs heures qui évidemment finit par hypothéquer l’arrière-train. Sans poches, les coureurs ne sentent jamais le besoin de transporter un gramme supplémentaire de poids. Alors pour le commun des mortels qui roulent leur 100km ou moins à chaque sortie, la composante : coussinage, poches pratiques et les cuisses à l’air libre seraient appréciés. Mais voilà, on ne trouve rien d’intéressant sur le marché, à part les tentatives bas de gamme de Louis Garneau qui sont d’une laideur infinie. Avis aux couturiers, il y a là un marché énorme.

    Pour ce qui est du reste du problème, il est de taille. Si on a pas vu de changement majeur au sujet des installations en milieu de travail (douches et lieux sécuritaires) au cours de la décennie la plus explosive dans la pratique du vélo, on peut se demander si on aura la chance de nous voir équiper à notre arrivée au CHSLD ?

    En ce qui me concerne, j’ai fini par m’équiper convenablement afin de rouler à peu près confortablement. Par temps froids, les vêtements propres à la pratique du ski de fond ne valent rien. Le vent glace à l’intérieur de la coquille la transpiration qui ne peut s’évacuer sufisamment. Aussi, les vêtements et sous-vêtements en laine mérino sont les seuls qui m’offrent chaleur et dispersion de l’humidité.

    Par temps modéré ou chaud, évidemment la question vestimentaire se pose moins. (sauf si à destination on doive faire comme si on avait pas transpiré).

    Finalement, à quand un guidon plat, à des prix abordables, afin d’éviter de se faire mal aux paumes des mains ? On fête pourtant les 50 ans de l’expédition de Youri Gagarin dans l’espace !

    Et pourquoi les souliers à câles sont-ils si laids et si peu carrossables lorsque l’on descend de monture ? À cause de la rigidité nécessaire au pédalage ok.

    Alors en définitive, on devrait pouvoir s’habiller normalement pour faire du vélo, mais on doit rechercher et trouver ce qui nous convient compte tenu de la multiplicité des situations.

    Et ce n’est pas si simple !

    Alors avis aux entrepreneurs en quête de créneaux pour la pratique d’un vélo ouvert à une tenue repensée.

  9. Gl000001 lien permanent
    18 avril 2011 8:55

    Pour rouler “chic”, il faudrait que je roule avec les mêmes vètements que je vais porter au travail. Hum ? Mes vètements seront fripés après 40 minutes de route. S’il pleut ou a plu récemment, ils seront mouillés et/ou tachés. Ils seront mouillés par la transpiration. Les 10 premières minutes, j’aurais peut-être l’air “chic”, mais la “chiquitude” va se détèriorer rapidement par la suite. Et ils resteront inconfortables toute la journée.

    Comme d’autres ont dit plus haut, concentrons nos efforts sur autre chose de plus utile s.v.p.
    De toute façon, regardons un peu autour de nous et réalisons que bien des gens s’habillent comme ils veulent en se foutent pas mal de ce que les autres pensent d’eux. Je trouve ce mouvement futile et qui s’intéresse trop au “paraitre” plutot qu’au “être”.

Rétroliens

  1. Nouveau blogue vélo : Montréal Cycle Chic « Rouler à vélo

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