Bonnes nouvelles à Québec
La Ville de Québec procédera à l’aménagement d’une sorte de “vélo boulevard” destiné au vélo utilitaire qui empruntera différentes rues mais surtout Père-Marquette, pour un trajet allant de la colline parlementaire jusqu’à l’Université Laval. On a ainsi rejeté l’option en ligne droite par René-Lévesque pour privilégier un parcours un peu plus long mais qui dérangera moins la circulation, et qui, à mon avis, sera plus agréable que l’option “parcours du combattant” sur les grandes artères.
Pour connaître les détails du projet, lire l’article du Soleil ici.
Pour ceux qui ne connaissent pas bien Québec, il faut savoir que la rue Père-Marquette est une rue secondaire parallèle à René-Lévesque, et pas super achalandée. Mais si on veut la prendre pour aller à l’Université, il faut faire vraiment de grands détours car il y a des terrains (Collège Bellevue, entre autres) qui coupent le chemin. L’autre solution était de prendre René-Lévesque ou le chemin Sainte-Foy au travers du gros trafic et des autobus. Une solution que, personnellement, je n’aime pas utiliser. Quand j’habitais à Québec, j’ai toujours préféré faire les détours par les rues secondaires que de prendre René-Lévesque ou Chemin Sainte-Foy. Mais bon, je suis quelqu’un qui préfère prendre la vie relax et déteste me dépêcher. Ce n’est pas le cas de tous dans notre société stressée et obsédée par la performance.
Sur René-Lévesque, il est permis aux vélos de rouler dans la voie réservée aux autobus mais ce n’est pas génial car ça engendre une guerre des nerfs entre chauffeurs d’autobus et utilisateurs de vélos. De toute façon, avec le projet de Québec, les kamikazes qui aiment rouler au travers des autobus pourront toujours continuer à le faire, car ce ne sera pas plus interdit que ça l’est maintenant.
Le projet de Québec n’est pas parfait, c’est sûr. Il y aura des critiques, tant de la part des cyclistes que de la part des automobilistes. Les premiers diront peut-être que le trajet n’est pas assez direct, qu’il n’y a ni piste ni bande cyclable mais juste un marquage et des mesures dissuasives pour les autos. Les automobilistes chialeront comme à chaque fois qu’on leur demande un compromis. Et d’autres trouveront le moyen de chialer pour des raisons auxquelles personne n’a encore pensé. Il y en a toujours qui cherchent le négatif dans tout.
Pour ma part je trouve que ce projet est un bon départ, d’autant plus que jusqu’à présent, il n’y avait pas vraiment de solution. C’est un compromis pertinent dont on pourra juger de l’efficacité et de la popularité quand le projet sera mis en place.
Beau progrès en vue pour les usagers et les touristes de Québec. La principale question de la pratique du vélo urbain est bien entendu celle de la sécurité. Et il n’y a pas à y couper, seules les pistes isolées physiquement de la circulation automobile sont sécuritaires. Les autres sont des pis-aller. Des mieux que rien, puisque les autos ne respectent pas souvent les lignes doubles qui indiquent l’interdiction de circuler sur le corridor cyclable.
À Saint-Eustache, la Ville avait tracé une bande cyclable sur la chaussée et à de nombreuses reprises, je me suis retrouvé face à face avec des automobilistes distraits. Je n’étais pas le seul visiblement à déplorer la situation puisque la Ville a isolée la piste à l’aide d’un murêt de béton. Mais les usagers auront dû subir quelques accidents causant des blessures durant cinq années avant d’assister au changement. Ce prix à payer est trop lourd et l’expérience des Municipalités et Villes est dorénavant suffisante afin d’éviter les erreurs qu’entraînent les solutions compromis. Ce n’est pas payant à long terme de tenter de ménager la chèvre et le chou en matière de sécurité routière.
Les cyclistes sont des usagers de la route de plein droit. Alors pourquoi tergiverser ?
Eh bien! Se sont de bonnes nouvelles! Je trouve que ce genre d’initiative fait en sorte que les adeptes de vélos font encore un pas dans la bonne direction dans leur pratique plus sécuritaire du vélo utilitaire. Ce n’est certes pas parfait mais c’est dans le bonne direction. Je trouve le trajet vraiment plus intéressant et plus agréable de cette façon. Je roule toujours sur les petites rues car je déteste devoir être sans arrêt aux aguets pour éviter les automobiliste distraits ou impatients. Je vais assez souvent à Québec et je vais donc pouvoir en profiter!
La Guidoline au vent
@ Etmoi
À mon avis, les pire pistes cyclables sont celles avec des automobiles stationnées entre la piste et la rue. Ces voitures tationnées cache les cyclistes ce qui fait qu’un automobiliste qu tourne sera enclin à couper le cycliste. Parfait exemple: la piste cyclable sur Rachelle à MTL. Plusieurs cyclistes (incluant moi) roulent dans la rue tellement elle est dangereuse.
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Au plaisir!
François
À François: si vous avez des questions précises envoyez-moi un courriel à crodgers@lapresse.ca
Bonne journée. CR
Une bonne nouvelle, mais ce serait mieux encore de marquer la chaussée.
J’ai participé à la marche du premier mai hier, et j’ai eu le plaisir de rouler sur une piste ou bande cyclable tout le long ou presque. La rue St-Dominique n’est pas encore marquée, mais l’annonce de la piste a contribué à une affluence accrue sur cette voie parallèle à St-Laurent. La rue St-Dominique est plus large que les autres rues de la Petite Italie parce qu’il avait une ligne de tram autrefois, et il y a des feux de circulation à Beaubien et St-Zotique. Ensuite j’avais le choix entre la piste de la voie ferréé CP et la nouvelle bande, rue Bellechasse, entre la future piste St-Dominique et la piste actuelle (rue Boyer, dans la Petite Patrie et Villeray). Piste Boyer – Parc Laurier – Brébeuf jusqu’à la piste Rachel, qui n’est pas trop mal à l’est de Brébeuf jusqu’au parc Fullum. Comme Tony, je déteste cette piste dans la section plus “commerciale” de Rachel, du parc Lafontaine jusqu’à St-Laurent (c’est plus tranquille de St-Laurent au parc Mont-Royal). Pas tellement à cause des bagnoles stationnées, mais plutôt du au fait qu’elle est une piste à deux sens du même côté d’une rue; il faudrait une piste de chaque côté de la rue, comme à Amsterdam.